vendredi 16 mai 2014

Boulot, boulot





Parlons peu, parlons boulot !


La vie est ainsi faite, c’est notre travail qui la construit, l’améliore, la sculpte, l’entretient. Mais nous, qui s’occupe de nous ? Nous passons le plus clair de notre existence à trimer pour alimenter notre petit cocon douillet qui en demande toujours plus à mesure qu’il reçoit. Nous travaillons pour vivre mieux mais ce même travail nous ronge de l’intérieur. Quel paradoxe !


Ah ce cher Robinson ! Il ignorait sans doute qu’il avait trouvé la solution, ou, devrais-je dire, la solution le trouva. Pas de levé à l’aube, pas de patron ressemblant cruellement à Asmodée, démon queue de serpent et haleine enflammée, pas de collègues survivant miraculeusement à leurs crises répétées d’hypocrisie aiguë. Non, rien de tout cela, juste le calme, le vide, la paix intérieure… et extérieure.

Régime bio, air pur, nudité revigorante, senteur marine et acidulée de dessous de bras pas très nets. Au diable la crise, l’économie, la politique. Des concepts bien compliqués, gérés par des illuminés notoires.
Nos seules préoccupations sur l’île de la délivrance ?…Manger et creuser un trou pour y déféquer tout notre mépris du monde moderne et meurtrier. Celui-là même qui crée les robots que nous sommes, huilés et astiqués par la médiocrité de notre société agonisante.
Merci Daniel Defoe de nous faire rêver.




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