Parlons peu, parlons boulot !
La vie est ainsi faite, c’est notre travail qui la
construit, l’améliore, la sculpte, l’entretient. Mais nous, qui s’occupe de
nous ? Nous passons le plus clair de notre existence à trimer pour
alimenter notre petit cocon douillet qui en demande toujours plus à mesure
qu’il reçoit. Nous travaillons pour vivre mieux mais ce même travail nous ronge
de l’intérieur. Quel paradoxe !
Ah ce cher Robinson ! Il ignorait sans doute qu’il
avait trouvé la solution, ou, devrais-je dire, la solution le trouva. Pas de
levé à l’aube, pas de patron ressemblant cruellement à Asmodée, démon queue de
serpent et haleine enflammée, pas de collègues survivant miraculeusement à
leurs crises répétées d’hypocrisie aiguë. Non, rien de tout cela, juste le calme,
le vide, la paix intérieure… et extérieure.
Régime bio, air pur, nudité revigorante, senteur marine et
acidulée de dessous de bras pas très nets. Au diable la crise, l’économie, la
politique. Des concepts bien compliqués, gérés par des illuminés notoires.
Nos seules préoccupations sur l’île de la délivrance ?…Manger
et creuser un trou pour y déféquer tout notre mépris du monde moderne et
meurtrier. Celui-là même qui crée les robots que nous sommes, huilés et astiqués
par la médiocrité de notre société agonisante.
Merci Daniel Defoe de nous faire rêver.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire