Les Scottish Highlands
étaient un véritable paradis pour les amoureux de l’automne. Ceux qui aimaient
les choses simples, les choses vraies.
Le mois de novembre
s’annonçait froid et pluvieux, mais le climat n’altérait en rien la beauté du
paysage. La pluie avait son charme autant que la neige ou le soleil, cela
donnait un goût de meilleur aux thés chauds sirotés au coin du feu.
Il y avait toujours un
imperméable mouillé qui séchait non loin de l’âtre, car les balades ne
faisaient peur à personne dans ces contrées. Fouler les terres gorgées d’eau.
Marcher sur les feuilles humides et la mousse spongieuse, entre les champignons
qui poussaient ça et là.
Écouter les gouttes de
pluie dégouliner du haut des arbres et tomber sur le sol.
Parfois, quand les nuages
sombres le permettaient, un rayon de soleil perçait et donnait à ce décor une
touche de jaune ocre lumineux.
Un sentiment de liberté
envahissait alors le chanceux qui aura pu apprécier ce spectacle au-delà de la
banale journée maussade.
Les landes et forêts
s’étendaient à perte de vue, offrant des masses de verdure empreintes de
bruyères, mêlées à des zones de terre acide et de tourbe. Les plus aguerris
trouvaient dans cette riche faune, les remèdes et ingrédients contribuant à
apaiser les douleurs de la vie. Cette vie, qui s'écoulait douce et paisible sur
le fil du temps, au rythme des pendules martelant de leur tic-tac le silence
des foyers.
Le scotch whisky, fierté
de l’écosse, aidait à réchauffer les corps et les cœurs. Le respect était un
devoir mutuel. La maturité, essence de la vie, faisait de ces régions un modèle
de sagesse.
Le son des cornemuses et
le port du kilt, ajoutaient de leur superbe, dans le patrimoine d’une écosse
qui rend les gens de ce pays heureux et privilégiés.
Les Highlands, longtemps
considérés comme sauvages et guerriers, étaient aujourd’hui associés à la
grandeur d’âme qu’ils inspiraient.
Tout ceci constituait ce
qu’il y avait de plus beau en ces lieux. Chaque détail, digne des romans de
Walter Scott, ne devait être négligé.
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