samedi 1 novembre 2014

Le Masque Funeste. Un extrait de mon livre :)



Les Scottish Highlands étaient un véritable paradis pour les amoureux de l’automne. Ceux qui aimaient les choses simples, les choses vraies.
Le mois de novembre s’annonçait froid et pluvieux, mais le climat n’altérait en rien la beauté du paysage. La pluie avait son charme autant que la neige ou le soleil, cela donnait un goût de meilleur aux thés chauds sirotés au coin du feu.
Il y avait toujours un imperméable mouillé qui séchait non loin de l’âtre, car les balades ne faisaient peur à personne dans ces contrées. Fouler les terres gorgées d’eau. Marcher sur les feuilles humides et la mousse spongieuse, entre les champignons qui poussaient ça et là.
Écouter les gouttes de pluie dégouliner du haut des arbres et tomber sur le sol.
Parfois, quand les nuages sombres le permettaient, un rayon de soleil perçait et donnait à ce décor une touche de  jaune ocre lumineux.
Un sentiment de liberté envahissait alors le chanceux qui aura pu apprécier ce spectacle au-delà de la banale journée maussade.
Les landes et forêts s’étendaient à perte de vue, offrant des masses de verdure empreintes de bruyères, mêlées à des zones de terre acide et de tourbe. Les plus aguerris trouvaient dans cette riche faune, les remèdes et ingrédients contribuant à apaiser les douleurs de la vie. Cette vie, qui s'écoulait douce et paisible sur le fil du temps, au rythme des pendules martelant de leur tic-tac le silence des foyers.
Le scotch whisky, fierté de l’écosse, aidait à réchauffer les corps et les cœurs. Le respect était un devoir mutuel. La maturité, essence de la vie, faisait de ces régions un modèle de sagesse.
Le son des cornemuses et le port du kilt, ajoutaient de leur superbe, dans le patrimoine d’une écosse qui rend les gens de ce pays heureux et privilégiés.
Les Highlands, longtemps considérés comme sauvages et guerriers, étaient aujourd’hui associés à la grandeur d’âme qu’ils inspiraient.
Tout ceci constituait ce qu’il y avait de plus beau en ces lieux. Chaque détail, digne des romans de Walter Scott, ne devait être négligé.
Les jours étaient courts. Le soir tombait vite et recouvrait de son manteau noir, une région, que le travail d’une journée suffisait à épuiser. C’était l’heure du repos, l’heure de la détente.


Copyright © 2014 Gina Dorlea. Tous droits réservés. 




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